La start-up est-elle une entreprise comme une autre ? Quel peut être l’impact des réseaux sociaux sur cette dernière ?
Peuvent-elles se passer des réseaux sociaux quand presque 4 millions d’utilisateurs dans le monde les utilisent ?
Quelques règles de fonctionnement d’une start-up
Un nouveau produit ou service supporté par le numérique
Le terme start-up ne s’applique pas à toutes les nouvelles entreprises qui se créent.
Pour obtenir ce label, il faut être une jeune entreprise dans le secteur des nouvelles technologies ou proposant des services qui s’appuient sur des outils technologiques.
Le Business model associé à la start-up s’adosse sur la nécessité d’avoir des services ou des produits qui sont industrialisables et qui véhiculent un potentiel de croissance exponentiel.
Un mode de financement hors des circuits traditionnels</
L’industrialisation des services et produits combinée à leur potentiel exponentiel de distribution et de vente est d’autant plus important que le mode de financement des start-ups sort en partie ou totalement des circuits traditionnels (banques et organismes de prêts).
Le circuit de financement, une fois les fondateurs et le concept clairement définis, est très structuré :
– Etape 1 : financement par les fondateurs, la famille et amis, le crowfunding ;
– Etape 2 : financement en “pré-seed”ou directement en “seed” auprès d’incubateurs ou business angels ;
– Etape 3 : financement de croissance avec des acteurs majeurs de la prise de participation au capital : séries A puis série B puis série C.
Quel usage des réseaux sociaux pour ces start-ups ?
Les étapes de financement présentées, il est facile de s’imaginer combien l’étape 1 de préfinancement est cruciale. D’une part les fondateurs doivent rassurer leurs familles et amis qui ont investi et d’autre part, ils doivent commencer à chercher des financements hors de leur premier cercle de connaissance. Quel meilleur moyen de trouver des amis qu’à travers les médias sociaux ?
Quels types de réseaux pour quels usages ?</
Face à la multiplication des réseaux sociaux aujourd’hui, je vais prendre l’option de diviser les médias sociaux en 3 catégories :
- les médias de messagerie : Messenger, Signal, Telegram ;
- les réseaux sociaux classiques : Facebook, Twitter, Instagram ;
- les nouveaux réseaux avec pour exemple ClubHouse qui s’appuie uniquement sur l’audio.
Je n’oublie pas les médias écrits (newsletter, livres blancs ) en quatrième catégorie.
Ils reviennent sur le devant de la scène cependant je ne parlerai pas dans cet article. Sur les médias de messagerie, à l’usage, on s’aperçoit que l’on peut à la fois connaître l’actualité dite “chaude”, en temps réel, des investisseurs en plus de disposer d’un accès direct à leur “@” pour les contacter. C’est une porte d’entrée privilégiée dont les startuppeurs ne peuvent se priver. En retour, la start-up devra leur fournir des informations clés à jour des avancements des développements des produits ou services, de leur présence dans les salons… En ce qui concerne les réseaux sociaux classiques, en considérant que la start-up a privilégié ceux qui présentent la meilleure adéquation avec ses produits ou ses services, constituent une vitrine pour se développer de manière rapide et continue. Ces réseaux sont le meilleur moyen de toucher un large public, de plus en plus présent, en très peu de temps et à grande échelle géographique sous la condition de 2 facteurs clés:
- D’une présence réfléchie, stratégique
- Et d’une communication régulière et constante.
Les clients sont-ils les grands oubliés ?
De manière générale, les premiers financiers des start-ups sont souvent les premiers clients, particulièrement lorsqu’il y a un volet crowfunding dans le financement initial.
C’est l’attrait des valeurs et des produits ou services qui font investir le client déjà intéressé.
Rassurer et intégrer de futurs financeurs ne peut pas se faire sans les sécuriser sur la qualité de la relation de la start-up avec leurs clients, premiers consommateurs-acheteurs.
Un lien fort avec les utilisateurs
C’est l’attrait des valeurs et des produits ou services qui font investir le client déjà intéressé.
Rassurer et intégrer de futurs financeurs ne peut pas se faire sans les sécuriser sur la qualité de la relation de la start-up avec leurs clients, premiers consommateurs-acheteurs.
Un lien fort avec les utilisateurs
Les messageries des réseaux sociaux traditionnels sont un moyen très facile pour toutes les entreprises, dont les startups, de répondre à leur clients utilisateurs, de faire émerger des besoins potentiels, de leurs parler en direct et donc de les fidéliser.
Peter Drucker montrait, dès les années 1973, l’importance du marketing one-to-one sur internet, sous le prisme grandissant du client qui prend la main sur son processus d’achat alors qu’il navigue sur les sites de e-commerce.
Aujourd’hui, le client a grandi, il maîtrise les codes du commerce one-to-one. Maintenant il prend la main sur les réseaux sociaux afin d’obtenir un service après-vente en one-to-one sur ces derniers !
Le client ne restera fidèle que s’il se sent pris en compte lors de ses demandes sur les réseaux sociaux.
Une e-réputation est vite faite ou défaite si l’entreprise, la start-up, n’est pas à l’écoute.
Aussi il devient fondamental de répondre au fil de l’eau aux exigences de plus en plus précises des réseaunautes sur les médias sociaux.
Vous l’avez bien compris, cette relation client, cette fidélisation est primordiale à la croissance de la startup. Cette présence chronophage sur les médias sociaux apparaît comme incontournable et de nombreuses storytelling sont là pour en témoigner : on ne pourra pas faire sans eux !
Comment gérer cette omniprésence réclamée par les clients si ce n’est en recrutant un social media manager ou un
qui vous ressemble, qui connaît votre environnement et qui se sent concerné par vos valeurs et vos produits et services ?
